Le vendredi 27 mai dernier, plus de 170 personnes avaient répondu présentes à l’assemblée générale de l’association Cher Avenir présidée par Rémy POINTEREAU.

Après un rappel des objectifs et principes de l’association qui n’est pas un parti politique mais un rassemblement de gens d’horizons très divers, mais attachés à l’intérêt général, l’association Cher Avenir a à cœur de contribuer à l’avenir du département du Cher en étant force de propositions pour la majorité départementale. Mais également soutenir et aider la majorité à redresser notre département du Cher et lui redonner une nouvelle dynamique.

Après avoir procédé au rapport moral et financier et au renouvellement du CA, plusieurs informations ont été données notamment sur le nouveau schéma départemental de l’intercommunalité dans le Cher, issus de la loi NOTRe et proposée par Madame la Préfète. En rappelant l’obligation de fusionner pour les communautés de communes qui n’étaient pas au seuil du nombre d’habitants imposé par la loi. 4 CDC sont dans ce cas de figure. Cela va impacter en fait 8 CDC dans le Cher. Ainsi le nombre d’intercommunalités va passer de 22 à 17.

C’est la solution médiane qui a été choisie par Madame la Préfète, entre ceux qui ne souhaitaient pas fusionner et ceux qui voulaient une grande communauté urbaine de 160 000 habitants (Vierzon – Bourges – Mehun).

Les questions dans la salle émanant d’élus ou de non élus : ceux-ci veulent de la stabilité dans les périmètres, ne veulent pas fusionner à marche forcée et veulent d’avantage de concertation et que la ruralité ne soit pas délaissée au profit d’une structure trop importante qui assécherait les compétences du département.

Ensuite Rémy POINTEREAU a fait une communication sur son travail au Sénat concernant la simplification administrative et des normes. Avec 10 500 lois, 120 000 décrets et 400 000 normes, les Français, les élus n’en peuvent plus :

  • L’inflation normative paralyse la capacité d’action des élus et des acteurs locaux, c’est un frein à la croissance
  • C’est 1,4 Milliards par an de coût supplémentaire pour les collectivités.
  • Pour réaliser un projet important en France, il faut de 6 à 10 ans, pendant que dans certains pays européens voisins, il ne faut qu’en moyenne 3 à 5 ans.

Plusieurs principes doivent être impérativement mis en place :

  • Pour une norme créée, une norme supprimée ;
  • Le principe du prescripteur payeur (pour les fédérations sportives notamment)
  • Principe d’interdiction de surtransposition des textes législatifs européens.

Le Président du Conseil départemental Michel AUTISSIER a fait un rappel de l’audit effectué sur la situation financière du département en 2015. En rappelant que le Département était un « grand corps malade » financièrement.

Avec une progression des dépenses de fonctionnement supérieure de 70 euros à la moyenne des départements de même strate (soit plus de 23 millions d’euros pas an pour le Cher).

Des dépenses sociales qui sont passées de 118 M€ à 156 M€ entre 2008 et 2014 et un niveau d’endettement qui a doublé entre 2004 et 2014.

Michel AUTISSIER a réaffirmé sa volonté de redresser les finances du département tout en souhaitant augmenter l’investissement notamment pour l’aide aux communes. Il a rappelé par ailleurs qu’il n’avait pas procédé à une « chasse aux sorcières » à son arrivée, contrairement à ce qui s’était passé en 2004.

Enfin concernant l’état d’avancement de la LGV POCL, Rémy POINTEREAU a rappelé le rendez-vous qui a eu lieu avec Jacques RAPOPORT, Président de SNCF Réseau et des responsables du projet afin de leur présenter des éléments de la contre expertise qui démontrent que le tracé ouest n’est pas plus couteux que le tracé médian, avec une rentabilité économique identique, que les zones de jumelage sur l’autoroute A71, l’ancienne RN20 et la RD2076 sont plus importantes que celles présentées par SNCF réseau notamment au regard du reportage des photos aériennes qui ont été réalisées par l’association TGV GCA.

L’objectif n’était pas de faire du battage médiatique mais un travail de fond auprès des Ministères, des nouveaux présidents de Régions pour démontrer que le tracé ouest est celui qui assure la meilleure desserte, les meilleures fonctionnalités avec les villes et territoires traversés.

Le Premier Ministre nous a confirmé la poursuite du projet sur les sections communes aux 2 scénarios (arrivées en Ile de France et sur Lyon) en demandant un délai de concertation supplémentaire aux acteurs concernés pour réfléchir à un choix de scénario définitif dans la partie centrale du projet. Un Préfet coordonnateur devrait être nommé prochainement.

Le projet se fera ! et doit se faire à terme si nous voulons que notre Département ne devienne pas un territoire en voie de désertification (perte d’habitants, dont beaucoup de jeunes, perte d’activité économique et touristique).

Pour cela nous devons être tous unis derrière ce projet, quelque soit nos idées politiques.

Bien sur nous devons penser à la rénovation et la modernisation des réseaux existants comme le POLT, Bourges –Saint Amand Montluçon, Paris Cosne Nevers. Mais cela doit se faire dès maintenant : 2016 – 2026.

Nous devons penser également aux générations futures, ce ne sont ni les cars Macron, ni Blablacar qui permettent de palier au temps de parcours, à l’enclavement, ni à l’objectif de la COP21.

Rémy POINTEREAU annonce : « Tant que je serai élu, je me battrai avec détermination et pugnacité pour ce projet, c’est le rôle d’un parlementaire. Ce qui est navrant c’est de voir certains en sourire en espérant que le projet s’enlise ou périclite, ce n’est pas responsable et digne d’élus qui se disent travailler pour l’intérêt général ».

Pour conclure, pour reprendre une citation célèbre : « tous ceux qui font quelques chose ont contre eux ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément ne contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout ! ».

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